Réflexions d’une hypersensible au 21eme siècle…

Réflexions de l’hypersensible que je suis

Réflexions très personnelles d’une zèbre hypersensible qui observe, le vague à l’âme, le monde actuel…

Où allons-nous ?

Où allons-nous dans ce monde de jugement et de vocifération ?

Dans ce monde où sans cesse, on se permet de critiquer les actes et les croyances des autres ?

Dans ce monde où il est devenu presque normal que des jeunes pacifistes se fassent charger par la police montée et où une jeune femme peut se faire piétiner par 4 chevaux car : « elle n’a que ce qu’elle mérite, elle n’avait rien à faire là ! ».

Où allons-nous dans ce monde où l’on qualifie le rêve d’une vie, une passion ou un gagne-pain de « non essentiel » sans se soucier de la dureté des mots et de l’irrespect prononcé ?

Ou allons-nous dans ce monde où l’on a réussi à nous faire croire que « paraitre » était mieux que « être » ?

A partir de quand, l’Humain s’est-il dit que cela était constructif de se tirer dans les pattes ?

L’Histoire a beau se répéter depuis la nuit des temps, le dénouement est rarement glorieux.

Nous voilà reparti dans un monde où l’on espionne ses voisins pour les balancer pendant les fêtes de fin d’année et où la culture est sous silence. C’était il n’y a même pas un siècle et on rejoue la scène ?

Quand est-ce qu’on en est arrivé à se dire que si on ne peut pas « posséder » une femme, on avait qu’à la tuer à coups de mots ou de couteau ?

Où allons-nous dans ce monde où l’on en vient à critiquer ce que les personnes peuvent avoir de plus beau en elle, comme la bienveillance où l’amour, par blessure personnelle ?

Dans ce monde où, les personnes solaires sont devenues les personnes à abattre ?

Dans un monde qui bloque les thérapies complémentaires mais distribue les antibiotiques et les opioïdes comme des bonbons, car il est mieux être dépendant des labos pharmas plutôt que devenir acteur de sa santé.

Nous sommes dans un monde tellement pourri qu’on en est arrivé à citer « le monde d’après », mais sur quelle base allons-nous le fonder ? Sur les bases actuelles ?

Un monde qui ne nous autorise même plus à aller mal car « il faut » rester positif, mais entre nous, ne pensez-vous pas normal de se sentir mal dans une société malade ?

Où allons-nous ?

Tout ça est un peu brouillon, je conçois, à l’image de mon état d’âme, de saturation, d’incompréhension et même de dégout.

Parce qu’aujourd’hui, je prends le droit de craquer, de tout lâcher et que c’est OK.

Alors rassurez-vous, tout cela ne m’empêche pas de voir, de ressentir la beauté et la bonté qu’il peut encore y avoir dans ce monde.

Cependant, je deviens de plus en plus intolérante/meurtrie, face à la force et l’acharnement que certains peuvent déployer dans l’anéantissement de ses trésors dont ils ne comprendront jamais la valeur.

En fait, je pense être triste pour eux. Que la vie doit être terne dans ce monde en noir et blanc.

Alors où allons-nous ? Je ne sais pas.

Mais personnellement, je repars dans ma grotte, ma caverne, mon temple.

Qui n’est non pas un lieu de repli mais bien au contraire un lieu d’expansion, mon expansion.

Car j’estime ne pas à avoir me replier d’être hypersensible dans ce monde insensible, au contraire, j’honore et cultive en moi ce don qui fait de moi un être vibrant, certes pas toujours compris mais vibrant.

Alors voilà, je lâche aussi tout ça car je sais que nous sommes un paquet d’hypersensibles à s’en prendre plein la poire en ce moment et que ce n’est pas toujours évident à vivre.

On se perd, on étouffe par la foule d’information qui nous submerge de partout.
Si je peux me permettre un conseil, dans un premier temps prenez du recul, faites une déconnexion pour vous retrouver, faites le point de votre météo intérieure et libérez-vous de tout ce que vous submerge (écriture, parole, art, …).
Trouvez ensuite le temple qui est en vous et explorez !
Vous vivrez votre hypersensibilité non plus comme un poids mais comme un merveilleux don.