Femmes qui courent après le Yang

Celles et ceux qui me connaissent auront compris mon clin d’œil au livre « Femmes qui courent avec les loups » de Clarissa Pinkola Estés, car il va être question de ça : de féminin, de femmes et de courses au lapin blanc.

Ce n’est un secret pour personne, je suis Femme, militante passionnée de la cause féminine, féministe égalitaire, amoureuse des remèdes « de femmes » et sur un plan plus privé, passionnée depuis mon adolescence par ce qu’on appelle de nos jours le féminin sacré. Ma passion pour le féminin est donc tant concrète que spirituelle et je la vis tant dans mon activité professionnelle que dans mon quotidien. L’accord parfait enfin trouvé

Mais revenons-en aux propos de ma réflexion …

La Femme s’épuise. Consciemment et inconsciemment.

Pression sociale et auto-sabotage :

Dans une société de plus en plus Yang, la Femme s’épuise, se perd, se disperse. Bien souvent de façon inconsciente. Ce constat, je le fais en écoutant mes receveuses en cabinet et mes amies. Nous courrons, non pas avec les Loups, mais après l’archétype de la « parfaite« , de la femme « couillue« , un objectif qui coûtera cher à beaucoup, pour « réussir » dans une société encore très patriarcale et pleine d’idées reçues sur notre genre.

Ce constat, je l’ai également fait à titre personnel en ayant moi-même touché le fond du fond, à grands coups de pressions externes dans mon ancien environnement professionnel et internes, car je ne « voulais pas abandonner devant cette personne-là » … fierté quand tu nous tiens.

Mais sinon, laquelle d’entre nous n’a jamais entendu une amie dire devoir « faire ses preuves » ou « ne pas être prise au sérieux parce qu’elle est de genre féminin » ? On se met déjà beaucoup de pression dans nos vies privées (mère parfaite, épouse parfaite, amante extraordinaire), mais pour beaucoup, le cadre professionnel ne nous épargnera pas, on doit être au top 7j/7, 24h/24 et surtout, on ne faiblira pas car … tout va bien ! Ça doit aller bien !

Du coup, femmes cycliques de nature que nous sommes, nous essayons de rentrer dans un moule linéaire « masculin » pensant que là réside le secret de la réussite et de la performance. Mais avez-vous déjà essayé de faire rentrer un rond dans un carré ? A moins de le raboter, c’est n’est pas possible. Et c’est précisément là que nous en sommes, nous nous rabotons pour rentrer dans un moule qui n’est pas le nôtre.

Pour se faire, nous étouffons nos différences en commençant par gommer notre cycle menstruel.

Certaines femmes opteront pour la pilule hormonale, même en prise continue afin « d’avoir la paix » pour de bon. La mauvaise période, ce qu’on nous martèle depuis notre enfance sera donc invisible (le reste de notre cycle aussi!), nous serons peut-être plus à même de rentrer dans ce mode fonctionnement linéaire. Mais on efface pas sa nature aussi facilement…

Beaucoup de femmes prennent également la pilule « par confort », mais sachez que les règles douloureuses, les seins durs, les maux de tête, ne sont pas des fatalité*. Votre corps a peut-être un message à vous faire passer, il y a tellement d’informations à tirer sur notre sang en Médecine Traditionnelle Chinoise !

D’autres femmes vivront chaque jour du mois de façon identique, en étouffant les fluctuations hormonales de leur corps, jusqu’à l’arrivée bien souvent épuisante de leurs règles.

Avec un peu d’observation, de pratique et d’écoute, notre cycle menstruel peut devenir un véritable allié/outil d’optimisation humaine ! Remarquez votre ancrage et votre assurance lors d’une réunion en phase ovulatoire, ou comment vous serez plus créatrice sur l’organisation d’un projet en phase post menstruelle. Apprenez à vous écouter, observez-vous dans la bienveillance, et plus jamais votre cycle ne sera « un problème ». Vous apprendrez même à faire de votre période de règles, votre moment de pause et de retrait, un peu comme en Hiver, saison correspondant aux menstruations.

Nous ne sommes pas des êtres linéaires et nous le serons jamais, grand bien nous fasse ! Écoutons-notre corps, arrêtons de courir après ce Yang que l’on pense nous manquer et vivons notre cycle pleinement comme la Nature vit ses saisons avec bienveillance.

Où cela nous mène-t-il ? 

Couvrir sa nature, c’est quelque part se dissocier de ce que nous sommes réellement. A la longue, on retrouvera tous les désagréments possibles liés à cette dissociation de l’être, comme :

Burn out, dépression, fatigue, douleurs musculaires, maux de tête, irritabilité, troubles des règles, troubles de la fertilité, ménopause difficile, troubles de la digestion, déconnexion au corps, et la liste est encore longue.

En quoi le Shiatsu peut-il aider ? Et comment cela se passe t-il dans mon cabinet ?

« Traiter une femme, revient à traiter 5 hommes » – propos chinois extrait du Maciocia Gynécologie et Obstétrique.

Quand une femme vient pour la première fois, j’écoute ses demandes, sans jugement.

Bien souvent, nous arrivons toutes deux à la conclusion qu’il y a un déséquilibre au niveau du rythme de vie, de cycle. On discute ensemble de petites choses à mettre en place, des « bonnes routines ». Il va de soi, que je ne vais jamais dire à une femme d’arrêter sa pilule afin d’être en accord avec son corps, ou tout autre traitement médical d’ailleurs, je ne suis pas médecin, ce n’est pas de mon ressort. Mais je peux lui parler d’alternative à discuter avec celui-ci. Nous aborderons également les bases diététiques selon la médecine traditionnelle chinoise et le respect des saisons.

D’un point de vue technique, nous travaillerons à la reconnexion de l’être, au recentrage et à la réunification du corps et de l’esprit. En soi, cela peut déjà représenter tout un programme car bien souvent, l’esprit résiste, ancré dans de vieilles croyances erronées.

Ensuite, sans rentrer dans des explications que seuls les Shiatsushis comprendront, on fera « remonter » certaines énergies et en descendre d’autres : ajustement, équilibre. On chassera les vents éventuels. On tonifiera les Yin de la jambe, on fera très certainement un travail sur le Chong Mai, on apaisera les Yin du bras, …

Par la suite, nous ferons quelques mobilisations, j’aime beaucoup travailler la cage thoracique ! Celle-ci est est souvent « verrouillée » sous une cuirasse construite en plusieurs mois, voire années. Par sécurité, on protège son émotionnel, plus rien ne rentrera… mais plus rien ne sortira non plus. Or le propre d’une émotion, c’est d’être exprimée. On retrouvera très certainement ce verrou sur la face dorsale, accompagné de douleurs dans le haut du dos. J’aime évidemment travailler le Hara. Notre ventre de femme est une malle aux trésors, on y met tout sans trop en faire l’état des lieux. Moi-même pendant des années j’ai souffert d’un ventre que je détestais et qui m’en faisait payer le prix !

Je termine souvent par le travail du crâne, apaiser l’agitation qui s’y déroule, le visage pour décrisper les traits, il y a tellement à faire, je pourrais en parler des heures, je vais donc m’arrêter ici, mais si vous avez des questions, n’hésitez surtout pas à me contacter !

A très bientôt sur mes tatamis !

*Sans pathologies de type endométriose, syndrome des ovaires polykystiques, …

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